Questionnaire de Monsieur Jean-Jacques Jaillat

Bonjour Sonia et Frédéric,

Ci-dessous, les questions de Monsieur Jaillat et mes réponses. Bien que je sorte désormais du cadre de la réunion d’hier, je me disais que répondre à ces questions pouvait instaurer un dialogue intéressant quant aux questions qui nous assaillent sur les sujets qui nous préoccupent. Merci encore pour la soirée d’hier soir. Amicalement. Patrice Gouez (Président du GEEPI).

Patrice Gouez et Jean-Jacques Jaillat

1 – Le phénomène OVNI se présente, assez fréquemment, sous forme de manifestations mimétiques : faux avions, faux dirigeables, faux drones, faux animaux, faux trains, etc … Que pouvons-nous penser de ce comportement du phénomène ? Que peut-il impliquer quant à sa nature, et quant à ses intentions ? Et d’autres phénomènes paranormaux ne présenteraient-ils pas aussi cette caractéristique ?

2 – Le phénomène semble lié étroitement à notre psychisme et aux formes socio-culturelles des différentes époques de l’histoire, aux productions et au fonctionnement de notre inconscient (individuel et collectif). Ses apparences distinctes en fonction des temps de notre histoire, pourraient-elles être également perçues comme autant de mimétismes ?

Elles n’auraient que l’apparence de visites d’êtres interplanétaires, et pourraient appartenir, dès lors, à notre propre monde, nous côtoyer depuis toujours. On serait tenté, en ce cas, d’y inclure les diverses apparitions d’ordre paranormal (fantômes,…) et autres …

Ma présente réponse répond aux deux premières questions qui sont très liées. Effectivement, nous pourrions dire que le phénomène OVNI s’adapte très clairement à nos connaissances propres, voire intimes. L’information reçue peut alors susciter plus facilement l’interrogation du témoin, puisque ce qui se passe devant lui adopte une image connue (ou se rapprochant du connu) et exploitable intellectuellement. Mais pour autant, il se détache également une situation que le témoin reconnaît comme inhabituelle ou encore impossible.

Le psychisme humain est alors fortement affecté par ces contacts. Le témoin alors, par le jeu d’une personnalité non maîtrisée, sujet à des défauts, des peurs … projette alors également une partie de ses propres créations subconscientes dans ce qu’il perçoit donnant, parfois des airs incongrus à la situation qu’il observe. Ainsi, se dessinent plusieurs questions :

-­Le phénomène OVNI est-il d’origine exogène, c’est-à-dire initié réellement par des intelligences externes à notre propre conscience ?

-­Le phénomène est-il seulement le produit de la création humaine, qui, portée par des conditions idéales (dont nous ignorons tout), fait apparaître au témoin les fruits de son propre inconscient ?

-­Ou tout simplement les deux ? Les deux séparément, en fonction des cas, ou bien les deux réunis où créations personnelles et contact extérieur initié se côtoient. Quelque soit le cas de figure qui définit la réalité, il est une part essentielle qui réside dans la propre aptitude humaine à être le créateur de sa propre réalité. En cela, l’humain doit prendre conscience de ce que sont ses émotions et ses pensées. Bien qu’intangibles on ne peut prétendre que ces informations n’existent pas puisque l’homme en fait l’expérience depuis sa naissance. Et pourtant c’est là le véritable paradoxe humain que d’expérimenter sa propre nature sans réellement se connaître. Je pars ainsi dans le constat que si l’on travaille à la maîtrise émotionnelle et mentale nous diminuons de manière importante sinon totalement (dans les cas extrêmes) l’ajout de projections personnelles à ce qui est perçu. Ainsi, la vérité ne se définit pas seulement par l’interrogation que suscite le phénomène ovni mais également par l’interrogation que nous avons sur nous-même, définissant ainsi la relation avec le Soi. Finalement, le sujet OVNI est un alibi pour cette quête du Soi et qui restera un mystère pour tous ceux qui n’auront pas perçu la relation qui existe entre leurs capacités créatrices et la matière qui s’anime comme un studio de projection. Ensuite, je considère que l’évolution est cyclique et conduit ainsi l’âme à créer successivement des conditions nécessaires (en réponse à ses besoins) pour son évolution. L’incarnation dans la matière en est une. Elle est un conditionnement nécessaire pour la prise de conscience de champs informationnels plus vastes et plus subtils (la dualité) qui devront faire l’objet d’une exploration tout aussi intense que celle qui est faites du monde physique dans lequel nous évoluons. Un changement qui doit alors s’opérer lorsque les conditions seront adéquates et plus particulièrement la libération de l’identification à la matière, qui, pour l’ensemble des hommes guide le comportement psychologique humain. Cet attachement à la matière ne permet pas à l’homme de s’en extraire convenablement pour le moment. Cela souligne alors deux réflexions intéressantes :

-­Cette évolution cyclique et permanente conduit alors tout être à évoluer tant par sa conscience et que par la forme (qui est finalement adaptée aux besoins de la conscience). Ainsi, on ne peut exclure le fait que d’autres types d’humanités aient pu se développer parallèlement à nous, et même adopter des formes plus complexes avec le temps. Cela impliquerait donc une présence qui n’est pas forcément « invisible » mais bien physique.

-­Si on part du principe d’un univers multi-dimensionnel dans lequel vivons dans lequel l’être multi-dimensionnel que nous sommes (et qui y est par conséquent adapté), on ne peut exclure l’idée que ces différents mondes d’expressions (moins denses que le nôtre) abritent tout comme le fait le monde physique, d’innombrables sources de vies. Reste alors à définir comment l’influence des uns peut affecter les autres. N’en est-il pas de même pour le paranormal ?

Bien que j’utilise ce mot paranormal comme vous, par confort intellectuel, je le considère comme impropre pour qui considère que tout effet provient d’une cause. Et il faut avouer que l’homme se concentre bien davantage sur les effets que sur les causes réelles d’une chose. Mais quoiqu’il en soit, le phénomène OVNI n’a rien inventé. Il partage les mêmes propriétés de l’univers que les phénomènes dits paranormaux. Et sa relation avec le potentiel créateur humain est la même qui lie ce dernier à l’expérience faites des fantômes par exemple (sans exclure la présence d’une conscience externe à la nôtre).

3 – Il est, sans doute, essentiel de réfléchir sur la dimension, physique ou non, des abductions : concernent-elles seulement ou toujours, le corps astral (ou comme on voudra l’appeler) ou bien aussi le corps physique, comme certains cas le laissent penser ?

Des différents témoignages que j’ai reçu, la dimension psychique (astrale) est prépondérante dans les abductions. Néanmoins en 2015, j’ai obtenu le récit d’une personne, souvent enlevée, ayant voulu, un soir, se débattre lors d’une tentative d’enlèvement à domicile par ce que l’on appelle des gris. La victime ayant alors touché une baguette tenue par un des trois êtres a été projetée sur son lit violemment comme victime d’un fort choc électromagnétique. A son réveil, quelques heures plus tard, il s’est aperçu qu’un morceau d’objet était inséré dans son bras, qui semble-t-il provenait de l’objet (la baguette) qu’il avait touché en se défendant. Cet objet a été extrait puis remis à Alain Boudier, président de la commission 3AF-PAN de l’époque (2012) et président de l’association SPORADE ».

En 2014, si mes souvenirs sont bons, une conférence fut donnée par Leslie Kean à Paris au siège de l’INREES. Notre « victime » était présente dans l’auditoire ainsi que Messieurs Greslé et Boudier (président de l’association SPORADE en question). Notre témoin reconnaissant alors Monsieur Greslé et sachant que ce dernier travaillait avec Monsieur Boudier, à travers la commission SIGMA-2 de l’3AF, demanda ce qu’il était advenu de l’objet qu’il leur avait été remis. La réponse fut claire : « Vous ne reverrez plus l’objet, il a été transmis aux plus hautes instances ». Aucune autre information ne lui fut donnée. Ce récit donne un point de vue matérialiste au phénomène d’abduction dans ce cas précis. Mais si on en croit les récentes déclarations de Jacques Vallée, dans une conférence à Paris, la conscience humaine serait en mesure de créer de la matière.

4 -Quels rapports est-il possible d’établir entre les abductions, quelqu’un soit le mode, et les NDE et les OBE ?

Les abductions, le NDE et les OBE partagent le même théâtre où se jouent les expériences subtiles, invisibles. La NDE est un intéressante mais pour autant je la trouve limitée puisqu’imposant un scénario fixé d’avance, comme le déroulement d’un processus informatique, qui laisse peu de liberté à l’expérienceur sinon celle d’observer et de ressentir ce qu’il se passe. Par contre, je pense que l’étude des OBE est la clé fondamentale vers laquelle tout chercheur devrait se tourner. Mais pour autant, plutôt que d’essayer de décrire le retour d’expériences relatés par des tiers, il me semble plus intéressant de se fixer au cœur du phénomène. C’est-à-dire faire l’expérience soi-même de ces sorties hors du corps, et qu’une fois les appréhensions vaincues, que l’on se comporte en véritable investigateur tout comme on le ferait dans le monde physique. Pour conclure, ce qui nous rapproche de la vérité tient du fait de la capacité individuelle à projeter sa propre conscience dans les mondes intermédiaires qui nous séparent du point hypothétique à l’origine de toute chose et qui unifie tout. Dieu pour les uns, la matrice pour d’autres, ou encore l’Esprit. ­­­ ­­­

Patrice Gouez (Président du GEEPI).

LIEN :

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s