Il était une fois…

Il était une fois …

Ainsi pourrait commencer la belle aventure que je vais tenter d’aborder. Mais il ne s’agit pas de l’histoire d’un prince et d’une belle princesse comme vous vous en doutez. Ici, il s’agit de l’histoire de la Vie, tout simplement. Encore que le mot « simplement » est un fort euphémisme devant la complexité avec laquelle la Vie s’exprime dans l’univers. Elle est un mystère absolu, insoluble dont on ne perçoit ni le commencement ni la fin et qui inonde toutes les parcelles de l’univers, de l’infiniment grand à l’infiniment petit, de la matière dense à l’invisible qui la soutient. Renouvelant éternellement ses formes à mesure que se succèdent les cycles de vie et de mort des organismes et définissant ainsi ce que nous appelons le temps.

L’invisible ? me direz-vous ! Du point de vue du matérialiste, ce qui n’est pas/plus, n’est pas/plus et par conséquent il n’y a aucun invisible à inventer pour se rassurer lorsque nous passerons de vie à trépas. Il n’y a donc pas à tergiverser sur l’idée de la survivance de l’âme puisque pensées, émotions ou conscience ne sont que l’expression d’une unité organique appelée le cerveau. Plus directement, il n’y a pas de sujet à débattre. Longtemps a été soutenu pareille absurdité avec comme meilleure défense que ce que qui ne se perçoit pas n’existe pas, ou bien dans le cerveau dérangé de quelques illuminés.

Mais du point de vue de l’homme curieux et ouvert, la conscience est considérée comme non locale. De nombreuses études scientifiques ont révélé que malgré une mort cérébrale, dans les cas des états de morts imminentes (EMI), l’homme continuait de vivre des émotions et à produire des pensées. La conscience est certes attachée à un corps physique, ou plus directement à un cerveau comme une interface mais cela de manière transitoire, le temps de faire l’expérience de la vie matérielle. Pour autant, la conscience ne limite pas son expérience à ce seul corps biologique. Sans la matière, il n’y aurait pas de conscience individualisée pour s’y projeter ce qui augure que la conscience a vraisemblablement d’autres refuges, d’autres lieux à visiter, et s’exprime à travers d’autres formes.

Cela me rappelle le message d’introduction qu’un esprit nous avait donné lors d’une communication médiumnique. Ce message fut transmis alors que l’association dont j’étais le président (le GEEPI) s’était mis en relation avec des « esprits » par l’intermédiaire du médium Joël Ury de l’IFRES (Institut Français de Recherche et d’Expérimentation Spirite). Un message que je vais partager ici avec vous, tant je le trouve pertinent :

« Mes chers amis, la matière de l’univers est infinie en ses deux extrémités, en ce sens qu’elle se situe ou propose un milieu là où se trouve l’observateur. Il n’existe donc aucune limite dans l’infiniment petit ou l’infiniment grand. Il existera toujours quelque chose à découvrir, un élément sécable mentionné, ce qui rend caduque la recherche en ce sens. Car le fil conducteur d’une recherche d’éléments matériels, multiplie les règles et les sens. La frontière conceptuelle d’un quark invente une nouvelle étape à découvrir et transpose des limites à un degré supérieur non atteint. L’homme dans sa recherche perpétue donc l’idéologie de la limite, ne concevant pas encore l’omniprésence spirituelle qui est, elle, indivisible et non sécable. En fait, la recherche humaine devra s’affranchir de l’espace pour comprendre l’agent spirituel qui n’est pas une substance à part mais l’archétype de toute existence. La matière telle que vous la concevez répond à une appréhension directement induite par votre cerveau. En dehors de ces visions, il y a autre chose. La recherche qui vous intéresse devra également s’affranchir des limites conceptuelles humaines, un leg qui peut à la longue ternir les plus fameuses avancées. La spiritualité n’est pas une anti matière mais sa quintessence. »

Mais reprenons ! Chaque forme, du microcosme au macrocosme, vit selon un cycle, un rythme qui lui est propre. Plus la conscience qui anime la forme est « développée » plus son cycle de manifestation est long. C’est le cas des galaxies, de systèmes solaires et des planètes. Leurs cycles sont nécessairement longs afin que les cycles des formes de vies plus petites, qu’ils hébergent et nourrissent, aient le temps de se dérouler également en leurs seins. Nous nous retrouvons donc là dans un système de consciences empiriques, où les consciences les plus hautes permettent à de plus petites d’expérimenter la vie. Notre corps physique n’est-il pas lui-même un macrocosme pour des milliards de vies biologiques microscopiques ?

Tout ce qui EST, participe à la vie collective à laquelle il est unit. Mais l’homme vit avec un fardeau qui l’extrait de l’unité, celui de vivre dans ses illusions qui l’entrainent à penser qu’il a une identité propre, séparé de l’ensemble. Alors ce dernier se trouve déchiré entre ce qu’il pense être et ce qu’il est réellement.

C’est pourquoi depuis que l’homme existe, il n’a de cesse de s’interroger sur le sens de sa vie. Il s’est inventé des dieux, comme l’aurait fait un enfant perdu à la recherche d’un père et d’une mère, et s’est identifié à eux à travers des rites qu’il a lui-même définit. Mais force est de constater que l’interrogation est sans cesse renouvelée et que de nouvelles voies s’ouvrent vers ce Dieu insondable, source de TOUT. Ayant observé trop longtemps cette puissance divine comme une source extérieure, l’homme commence aujourd’hui à comprendre que c’est en lui-même qu’il résoudra l’énigme de son existence. Qu’il est non seulement l’outil mais également le terrain de jeu par lesquels les réponses pourront lui être donnés.

Mais combien d’années, de siècles ou de millénaires pour en arriver là ? La pensée universelle est également le produit d’une gestation très longue avant que celle-ci ne se formalise dans la matière. Aussi, si le signal de l’évolution fut donné il dû trouver les hommes pour y répondre. Car ce dernier évolue lentement certes, mais il évolue.

Pour définir notre monde, nous pourrions aborder l’idée que le monde matériel dans lequel nous vivons est le fruit d’une volonté suprême, où ce qui a été construit l’a été selon un champ de cohérence d’une précision mathématique. Nous pourrions également envisager que ce monde dense n’est que le résultat de la transformation d’une énergie originelle par plusieurs processus successifs et qui ont créé les mondes multiples intermédiaires auxquels la physique quantique fait désormais référence. Enfin, nous pourrions avancer l’idée que la conscience est capable de transiter d’un monde à l’autre en utilisant ce que l’on pourrait appeler une « colonne vertébrale » qui unit les mondes, de l’Esprit (source originelle) à la matière.

Oui, nous pourrions faire tout cela ! 😂

Mais retenez l’idée de ces mondes multiples dont le principe de formation procède de transformations successives d’une énergie originelle jusqu’à en produire la densité du monde physique dans lequel notre corps de chair se meut. Cela suppose qu’à chaque variation de cette énergie émerge un nouveau monde pour en contenir le nouvel état.

On pourrait donner symboliquement au Mystère de l’existence la forme d’un cercle dont le contour cache la cause des causes en son centre.

L’homme n’observe généralement que la périphérie de l’ensemble et élabore des conclusions hâtives sur la seule perception obtenue de ses sens concrets.

Ainsi, l’usine des causes produits des « miracles » que nous sommes incapables de comprendre. Et devant cette difficulté nous bâtissons des systèmes de croyances pour compenser l’état fébrile que nous laisse ce néant apparent.

Si le « connais toi, toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux » (inscription du Temple de Delphes) évoque l’idée que l’homme est fait à l’image de l’Esprit créateur de toute chose, cela sous-entend que l’homme connaît également un propre centre avec lequel il interagit avec le centre de l’univers. Tout est en relation avec TOUT. C’est à travers la conscience que se détermine la portée et la qualité de ce qui est alors perçu, que l’information provienne du monde dense ou de mondes plus éthérés.

Les premiers contacts avec ces mondes invisibles se réalisent par l’intermédiaire des émotions et des pensées. Nous conviendrons alors que ce sont là des notions sans réalités matérielles mais qui pour autant sont réelles puisque nous les expérimentons chacun à chaque seconde de nos vies terrestres.

Le symbole de manifestation

J’écrivais, ci-dessus, que le mystère de l’existence pouvait être représenté par la forme d’un cercle. Je vais donc poursuivre en ce sens.

Et pour développer cet aspect, je vais m’appuyer sur le schéma ci-contre qui est considéré par l’auteur I.K. Taimni (yogi et professeur de chimie indien) comme le symbole de manifestation (de vie, d’activité).

Considérons le centre du cercle comme la source originelle de toutes choses (unité), qui a créé la multitude (les rayons) afin que l’expérience de ces éléments multiples puissent nourrir la source et ainsi en permettre l’expansion.

Ainsi, les divers cercles concentriques de ce schéma correspondent aux différents plans d’existences constituants notre univers. Plus les plans s’écartent du centre plus ils s’accroissent en densité.

Chaque rayon symbolise une vie, un être, autrement dit une monade. Plus les rayons s’éloignent du centre plus ils s’écartent les uns des autres. Ce qui donne alors l’impression, au fur et à mesure de cet éloignement, que ces rayons, ces vies, se retrouvent à un moment donné isolés les uns des autres, qui plus est si le focus humain est porté essentiellement sur le monde matériel (c’est sur cette sensation que l’égo constitue d’ailleurs sa force et sa légitimité).

esprit-matière
Figure 2.

Chaque rayon constitue la colonne vertébrale spirituelle de l’homme, c’est à dire le lien Esprit-Matière (cf. fig 2) dont il  a été question précédemment étant donné qu’il  traverse tous les cercles concentriques, du centre à la périphérie. Nous possédons donc logiquement tous les attributs qui ont défini la matrice des différents mondes. C’est donc sur cette ligne symbolique qu’arpente notre conscience, tout en étant reliée aux différents mondes qu’elle expérimente ou qu’elle est susceptible d’expérimenter un jour.

L’homme évolue à travers des cycles et des rythmes qui lui sont propres. Mais pour autant, il est dépendant des grands mouvements cosmologiques qui lui permettent de s’exprimer dans la matière. Il faut donc imaginer que la Terre soit non seulement pourvue d’une nature physique (ce qui ne fait pas l’ombre d’un doute), mais également d’un psychisme et d’un mental (qui ne fonctionnent pas comme ceux exprimés par les limitations humaines), puisqu’il s’agit avant toute chose d’un organisme biologique vivant colossal.

L’homme est donc directement influencé par les cycles cosmiques et notamment planétaires, bien qu’il n’en ai pas toujours conscience dans son quotidien. Il subit donc les modifications qui sont faites à des échelles bien plus grandes que lui. On pourrait ainsi dire que l’homme est contraint d’évoluer, s’il ne le fait pas par lui-même, par toutes ces influences auxquelles il est lié et qui vont en ce sens. On s’accordera à dire qu’il vaut mieux accompagner le mouvement dans ce cas plutôt que de chercher à le freiner. Mais pour arriver à comprendre cela, il faut vraisemblablement être attentif aux signes de l’invisible et de l’inexpliqué.

Chercher l’inexpliqué – la marche vers l’initiation !

Vivre l’inexpliqué est ce qui nous fait basculer du matérialisme rassurant à l’interrogation exaltante.

De ce point de lumière, qui se glisse alors dans notre conscience nous élargissons les limites du possible. Les idées curieuses et impossibles tant combattues rejoignent tout d’un coup celles du « pourquoi pas ».

En règle générale, ceux qui critiquent durement l’ufologie ne l’ont jamais étudié. Ceux qui mettent en doute les phénomènes inexpliqués ne les ont jamais expérimentés, ceux qui ne croient pas aux pouvoirs de l’esprit, n’ont jamais médité …

Est-il alors surprenant de faire un tel constat ? Naturellement, non !

Pour autant, je ne cherche pas à faire le procès des sceptiques. A vrai dire, il y a un temps pour tout. Il est par contre plus important de comprendre que si nous ne cherchons pas, nous ne trouverons pas. Et que de ne pas chercher c’est également accepter que d’autres que nous puissent trouver autre chose en ayant investigué des champs d’expériences inhabituels.

Je citerai une phrase d’Einstein, qui va en ce sens :

« La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent ».

L’expérience subtile que nous faisons des choses tient d’un état d’esprit, qui avant tout ne limite pas le champs des possibles. Mais nous n’avons probablement pas tous ce besoin. Cependant, il n’y a pas là de fantasme à défendre mais il s’agit d’encourager à faire l’expérience du subtil, par n’importe quel chemin ou méthode, à condition que celle-ci, dans ses symboles, répondent à notre langage personnel, intérieur. Plusieurs chemins mènent à Rome, dit-on !

Là dessus, je rebondis encore sur une réponse de l’esprit de l’IFRES qui fut faîtes à une de mes questions sur les causes des phénomènes dits paranormaux et qui tenait les propos suivants :

« Les phénomènes dits paranormaux sont l’élément tout juste visible d’une omniprésence ancestrale. Le monde physique est secondaire et aurait pu ne jamais avoir existé. Le monde dit spirituel est la charpente des formes et des lois que celles-ci supposent. Rien de visible n’est le fruit du hasard, tout est l’effet d’une conscience, la vôtre. L’observation est à ce titre primordial. L’électromagnétisme est donc un effet et non une cause. L’observation, comme nous vous l’expliquions, suppose une règle et ainsi de suite, puisque vous observer avec le réflexe du début et de la fin. Vous fractionnez vos études en catégories, et tout ceci est normal. Cependant, les règles ainsi observées ne sont également que des effets et non des causes, tout comme la langue intelligible est un moyen pour nous faire entendre et non une fin. La « paranormalité » n’est alors que le signe d’une nature non définie par le carcan de vos sens et donc de votre logique. La spiritualité est le monde primitif et survivant à tout, il est logique qu’il puisse transparaître au-delà de vos conventions. Le monde des esprits dont vous faites partie, crée en ce moment l’effet d’écriture mais il agit en même temps autre part et aussi sûrement que l’air pénètre vos poumons. Vous en êtes tous oint. »

L’aventure est longue et passionnante, et l’histoire universelle qui nous est alors contée et à laquelle nous participons tous n’est pas prête de se terminer. Puissions nous écrire certains passages de cette histoire avec Amour, Conscience et Partage !

Patrice Gouez

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