Une EMI figurant dans un rapport médical du XVIIIe siècle…

Les récits de personnes ayant vécu des expériences de mort imminente ou provisoire remontent à l’Antiquité, mais la description médicale la plus ancienne a fait l’objet d’un rapport qui a été rédigé par Pierre-Jean du Monchaux (1733-1766), médecin militaire du Nord de la France, dans la première partie de son ouvrage « Anecdotes de Médecine* » datant de 1762 .

En effet, on peut lire en page 43 un passage dans lequel Pierre-Jean du Monchaux cite le cas d’un cavalier Irlandais qui fut sauvé de la noyade par un Maréchal des Logis qui le retira du fond de l’eau sans connaissance :

Depuis cette époque, il reconnaît l’obligation qu’il a à son libérateur ; mais il assure que sa présence lui inspire une horreur secrète et invincible. Ce sentiment plus fort que lui provient, dit-il, de ce qu’il goûtait dans ce gouffre profond une quiétude délicieuse et inexprimable.

Mais ce n’est pas tout, dans le paragraphe suivant ce médecin cite un autre récit qui évoque l’une des caractéristiques que l’on retrouve dans les E.M.I :

Mr. L. C. un des plus fameux Apothicaires de Paris, eut en Italie, il y a environ vingt-cinq ans, une fièvre maligne, où il fut traité par des médecins et chirurgiens français, et beaucoup saigné. Après la dernière saignée qui fut très copieuse, il tomba en syncope, et y resta si longtemps que les assistants en étaient fort alarmés. Il assure qu’après avoir perdu toute sensation extérieure, il se présenta à ses yeux une lumière si vive et si pure, qu’il se croyait presque au séjour des Bienheureux. Il se rappelle parfaitement cet état, et que de sa vie, il n’a éprouvé un si beau moment.

Pierre-Jean du Monchaux explique que :

Plusieurs personnes de tout âge, et de tout sexe, disent avoir éprouvé quelque chose d’à peu près semblable, dans les mêmes circonstances.

Et d’apporter la réflexion suivante :

Ne serait-ce point d’après quelques observations de cette espèce qu’un Théologien du douzième siècle, a soutenu que tous les hommes aux approches de la dissolution de l’âme et du corps, sont éclairés d’un rayon de la lumière première : Luminositas lucis primæ

 

Pour aller plus loin :

Ce livre a été publié en 1766 à Lille chez J.B. Henry Imprimeur. Si vous désirez accéder à la page 43 & 44, cliquez sur le symbole « [ ] » afin de pouvoir agrandir le texte et sélectionner les pages concernées à l’aide du curseur.

 

 

SOURCE: http://www.leslecturesdeflorinette.fr/

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